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25/04/2017

Les enseignements du premier tour des élections françaises pour les progressistes tunisiens de gauche …

En observant de près le parcours des partis progressistes tunisiens après les élections de 2014, un seul constat s’impose : UNE OBSTINATION TÊTUE A REFUSER DE FAIRE UNE AUTOCRITIQUE ET A S’UNIR EN UN FRONT LAÏC PROGRESSISTE DE GAUCHE.

Partir désunis pour vaincre les islamistes lors des prochaines municipales ne fera que renforcer le positionnement de cette confrérie qui a, malgré les scandales qui la rattrapent de jour en jour, un vivier d’électeurs ou adeptes qui continueront à voter pour elle qu’elle que soit la nature de ces scandales.

Les figures emblématiques des progressistes tunisiens, avec tout le respect qu’on leur doit, doivent laisser la place à une nouvelle génération qui est à même de donner un sang neuf à la politique tunisienne et une vision aux tunisiens loin des dogmes religieux ou ceux découlant d’un quelconque matérialisme dialectique. Les tunisiens ont besoin de sécurité, ont besoin d’une sauvegarde de leur pouvoir d’achat, ont besoin d’une visibilité pour leur enfant, ont besoin d’une justice non sélective, et ont besoin d’une qualité d’une vie meilleure dans leurs agglomérations citadines ou campagnardes.

Resserrer les rangs, organiser et professionnaliser les partis progressistes au sein d’un front politique est de nature à améliorer le déploiement et la qualité de recrutement. Evidemment, l’argent reste le nerf de toute guerre et les cotisations des militants doivent être le socle du financement des activités des partis de ce front.

Le chiffre à retenir : Les candidats de la gauche française n’ont eu que 19% et 6% des voix, alors qu’unis leur score aurait pu dépasser les 30%.... Les égos et les faux calculs politiques ont eu raison de cette gauche, et les fraçais auront à choisir désormais entre la peste et le choléra… Ca me rappelle un certain jour de décembre 2014, et vu que rien n’a changé pour le moment, les mêmes causes auront les mêmes effets… A bon entendeur…

03/11/2014

A qui profitera le vote des islamistes?

A la veille des présidentielles, le parti islamiste connaît l’un des plus grands dilemmes depuis le 14/01/14 : A qui devront profiter les consignes de vote pour ses militants et sympathisants? La question centrale est plutôt : faudrait-il voter ou pas dans le sens d'un Béji Caid Essebsi fort probablement vainqueur des prochaines échéances électorales?

 

Quel que soit la décision du conseil consultatif du parti islamiste, les dégâts seront énormes et je n’en citerai que deux : i) risque d’implosion du parti surtout que l’un d ses députés est candidat «indépendant» pour les présidentielles et/ou ii) risque de comparution devant la justice de plusieurs de ses députés…

Le Cheikh le sait bien et peine à prédire l’attitude et les desseins du Vieux Loup revanchard…

30/09/2014

La vérité sur le président consensuel selon Ennahdha...

les-cons.pngNul ne doute qu’Ennahdha (sauf imprévu) sera accréditée de 20 à 25% lors des prochaines élections législatives. Avec ces taux, un candidat présenté par Ennahdha passera de facto le premier tour des élections présidentielles.

Cependant, lors du 2è tour, le candidat d’Ennahdha n’aura jamais la magistrature suprême vu que son adversaire aura 70% des voix. Ce camouflet, la confrérie ne pourrait le supporter vu que l’échec serait fort probablement la double perte des deux tête de l’exécutif.

Or, en l’absence d’un candidat Ennahdha lors des élections présidentielles, la confrérie pourra monnayer ses 20 à 25% des voix avec l’un des deux protagonistes lors du second tour pour imposer une vision de la politique étrangère, s’assurer la neutralité de l’armée et entraver la politique gouvernementale si le futur premier ministre ne sera pas du goût de la confrérie…

Consensus ou manœuvre politique machiavélique? A vous d’en juger… 

 

P.S. : c'est une note qui a été publiée le 30/09/14, mais qui reste d'actualité

16:10 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ennahdha, tunisie, elections

13/07/2012

Les 3 mensonges du congrès d’Ennahdha

En suivant la première journée du congrès du mouvement «Ennahdha» trois grands mensonges apparaissent même aux novices en politique (d’ailleurs, j’en fais partie)

1.       Plus de 1000 congressistes, plus de 10000 participants, plus de 200 invités étrangers, la location depuis des semaines du palais des foires du Kram et son équipement par le NEC le plus ultras des moyens de communication et de sécurité… Toutes ces dépenses que j’estime à plusieurs millions de dinars ne peuvent pas être levées uniquement sur fonds propres

2.       Le dogmatisme et le despotisme caractérisent encore la ligne idéologique de ce parti qui se prononce aussi démocrate que le RCD. La présence d’un candidat unique à sa propre succession à la tête de ce mouvement me rappelle les pratiques démocratiques du PSD et le RCD

3.       La présence au sein de ce congrès de figures «islamistes» que je situe à la droite d’Aymen Dhawahri infirme toute ressemblance à l’AKP turc qu’on veut à tort l’attribuer à Ennahdha…

 Le peuple ne sera plus dupe…