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01/11/2014

Présidentielles : entre Ahmed Néjib Chebbi, Mustapha Kamel Ennabli, Béji Caid Essebsi et Kamel Morjane mon cœur balance…

Si durant les législatives mon vote a été raisonné et raisonnable, le choix pour les présidentielles s’avère plus délicat.

Quatre candidats potentiels ont la stature d’homme d’Etat qui méritent mon respect et qui méritent la magistrature suprême : MM. Ahmed Néjib Chebbi, Mustapha Kamel Ennabli, Béji Caid Essebsi et Kamel Morjane.

Le premier se caractérise par sa sagesse et ses positions avant-gardistes : i) il a été le premier à s’opposer à l’idée d’une assemblée constituante, ii) il a été le premier à vouloir limiter la durée de cette assemblée constituante par les urnes, iii) il a été le premier à s’opposer à l’hégémonie de l’assemblée constituante dans la gestion des affaires publiques… sans oublier qu’il a été le seul homme politique de la place qui a tenu tête à la dictature sans quitter la Tunisie et d’avoir fait du journal « El Mawkef » le seul média crédible du pays qui s’achetait et se distribuait presque sous le manteau. Il a été critiqué pour ces positions par ses adversaires et parfois par ses alliés, mais les événements lui ont donné raison. On lui reproche d’avoir mal géré sa position sur l’échiquier politique par rapport à Ennahdha, il a certes commis des erreurs, mais quel homme politique n’en commet pas.

Le second me rappelle étrangement Laurent Fabius avec son esprit cartésien, son intransigeance et la cohérence avec les valeurs du devoir et de l’abnégation. Sa connaissance des rouages de l’Etat, des dossiers économiques urgents et prioritaires, son sens du management (ceux de la BCT vous le confirment) font de lui le meilleur candidat pour relancer la croissance et faire sortir le pays du marasme actuel. Certes, il aura à améliorer sa communication politique

Le troisième est un monument de l’histoire politique nationale. Il a connu plusieurs porte-feuille ministériel sensibles. Il incarne le Bourguibisme pour les nostalgiques du Père Fondateur de la Nation Tunisienne l’ultime espoir et rempart contre l’obscurantisme religieux, et les tentatives de démolition de l’édifice Bourguibien qui est la Tunisie contemporaine. Certes, son âge et une partie de son entourage font hésiter une grande partie de l’électorat.

Le quatrième est un monument de la diplomatie mondiale. Un loup politique mais qui ne négocie pas son intégrité et son honnêteté intellectuelle. Il connaît les rouages de l’Etat, bien apprécié des militaires et des cercles économiques internationaux. Il pourra être la meilleure réconciliation des tunisien avec un pan entier de l’histoire politique du pays. Certes, il peine à être le rassembleur de ses vieux camarades et peine à communiquer ses propres réussites.

 

Les choses se préciseront mieux dans les prochains jours.

26/10/2014

Ce que je retiens des élections législatives...

Election-ISIE-tunisie.jpgLes résultats provisoires et non officiels communiqués ce soir sur les plateaux de plusieurs chaines TV, s’ils se confirment montrent ce qui suit :

 

1.       Toutes les composantes de la société civile et de tous les partis politiques doivent se mobiliser pour combattre l’abstentionnisme en général et celui des jeunes en particulier

2.       L’ultime preuve de l’échec pur et dur de la Troïka dans son administration du pays durant les 3 dernières années

3.       La volonté des tunisiens de continuer l’œuvre réformatrice et constructive de Bourguiba

4.       Certaines formations politiques ont mérité une meilleure représentativité , mais ont payé leur mauvaise organisation et la passivité financière de leurs militants.

5.       Le danger que représente l’islam politique est encore omniprésent. Le dilemme politique qui se posera prochainement : cantonner cet adversaire politique dans l’opposition ou le faire participer dans la gestion prochaine des affaires du pays dans un contexte socio-économique très difficile. Cette décision sera cruciale pour l’avenir du pays et surtout pour l’avenir de cet adversaire politique

 

A suivre après l’annonce des résultats définitifs

30/09/2014

La vérité sur le président consensuel selon Ennahdha...

les-cons.pngNul ne doute qu’Ennahdha (sauf imprévu) sera accréditée de 20 à 25% lors des prochaines élections législatives. Avec ces taux, un candidat présenté par Ennahdha passera de facto le premier tour des élections présidentielles.

Cependant, lors du 2è tour, le candidat d’Ennahdha n’aura jamais la magistrature suprême vu que son adversaire aura 70% des voix. Ce camouflet, la confrérie ne pourrait le supporter vu que l’échec serait fort probablement la double perte des deux tête de l’exécutif.

Or, en l’absence d’un candidat Ennahdha lors des élections présidentielles, la confrérie pourra monnayer ses 20 à 25% des voix avec l’un des deux protagonistes lors du second tour pour imposer une vision de la politique étrangère, s’assurer la neutralité de l’armée et entraver la politique gouvernementale si le futur premier ministre ne sera pas du goût de la confrérie…

Consensus ou manœuvre politique machiavélique? A vous d’en juger… 

 

P.S. : c'est une note qui a été publiée le 30/09/14, mais qui reste d'actualité

16:10 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ennahdha, tunisie, elections

24/12/2013

L’unification de la gauche tunisienne ne se fera que grâce à un nivellement par le bas

gauche tunisienne.jpgLe réservoir des militants de gauche, jeunes et moins jeunes, est mal exploité. Ça bouillonne d’idées, mais la concrétisation demeure timide et pour cause le manque de moyens et la dissipation des énergies. « L’union fait la force » un adage qu’on répète souvent mais qu’on a du mal, nous gauchistes,  à le mettre en œuvre.

Alors que des petites actions citoyennes coordonnées par toutes les forces de gauche ne peuvent être que bénéfiques pour dissiper de l’imaginaire collectif cette crainte légitime mais infondée de ces laïcs importateurs d’idées saugrenues.

Je crois que des rencontres informelles entre les militants de base des diverses partis de gauche s’imposent et qu’elles ne peuvent être que bénéfiques. Je conçois mal que les responsables locaux de Nida, de Joumhouri, de Massar, de Jabha,…,  ne se connaissent pas, souvent ne se parlent pas, et se tirent fréquemment des balles dans les pieds.

 

Alors Synergie ou lutte fratricide? A mon avis, le choix ne s’impose même pas.