Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/08/2012

Le dogmatisme machiavélique d’Ennahdha et le pragmatisme des Tunisiens

machiavel.jpgLorsque le mouvement jeune d’Ennahdha proclame une initiative politique comme «Ikbiss» (Serrez !) quelques jours après les déclarations de Lotfi Zitoun relative à une deuxième révolution orchestrée cette fois-ci par la mouvance islamiste.

Tous les observateurs de la scène politique tunisienne s’accordent à dire que la mouvance islamiste et ses alliés sont sur une pente glissante et que lors des prochaines échéances électorales la possibilité d’un vote sanction à leur encontre n’est pas écartée.

Le dogmatisme religieux adopté par Ennahdha a peut-être inhibé la raison des Tunisiens pendant une période du temps en meublant leur imaginaire par un monde meilleur aux couleurs violacées dépourvu de chômage, d’inflation, de criminalité, d’injustices, et surtout de menaces à l’encontre de l’islam…mais le sens pragmatique de ces mêmes tunisiens a pris le dessus en découvrant le mirage islamiste et le summum de l’hypocrisie du mouvement Ennahdha.

Les tunisiens ont compris que les prêches enflammées, la longueur de la barbe, le sceau de prière sur le front, la hauteur du perchoir, ne peuvent pas changer leurs quotidiens autant qu’un gouvernement compétent avec une feuille de route claire et pragmatique. La constitution ? Les élus de la constituantes auraient pu prolonger (et supporter pour certains) le mandat du gouvernement précédent pendant encore six mois le temps de rédiger la constitution et d’organiser des élections présidentielles, législatives et municipales.

 Les tunisiens sont déçus du comportement de leurs élus : impolitesse, cupidité, tyrannie, hypocrisie, couronner le tout par une  incompétence incomparable,… Et cette déception n’est pas passée inaperçue pour tous les politiques chevronnés de notre pays, dont le président du mouvement Ennahdha et d’où l’initiative «Ikbiss».

Cette initiative vise à éviter une éviction de la constituante par un soulèvement populaire si ses élus continuent à sombrer dans l’incompétence et l’incohérence des propos relatifs à la version définitive de la constitution et l’organisation des prochaines échéances électorale. Si l’éviction devenait inévitable il vaudrait mieux qu’elle soit orchestrée par une mouvance ayant un lien organique avec le mouvement Ennahdha. Dans ce cas de figure, on ne peut pas imaginer meilleur candidat que les jeunes de ce mouvement. Ce scénario redorerait le blason d’Ennahdha et lui assurerait une représentativité confortable dans une prochaine assemblée nationale.

Après tout avoir 15 à 20% de sièges serait mieux que rien du tout. Plus machiavélique que ce mouvement tu meurs…

Les commentaires sont fermés.