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19/10/2011

Salafistes vs. Ennahdha

Au risque de mécontenter certains de mes amis je continue à clamer haut et fort que la « confrèrerie » Ennahdha et celle des salafistes sont deux faces d’une même pièce de monnaie.

Un militant salafiste ou d’Ennahdha se comporte comme un caméléon au gré des circonstances et de la conjoncture. Les militants d’Ennahdha quadragénaires ou quinquagénaires d’aujourd’hui étaient les salafistes des années 80 qui rêvaient d’intégrer les milices d’Ahmed Chah Messaoud ou de Borhaneddine Rabbani ou de Gulbuddine Hekmatyar pour faire la guerre aux impies soviétiques voulant convertir les afghans au matérialisme dialectique athée.

Une question qui m’a toujours hantée quant aux salafistes armés : Et s’ils étaient le bras armé d’Ennahdha?

En revenant aux références idéologiques des pionniers du mouvement de la tendance islamique redevenu mouvement Ennahdha après le putsch médico-constitutionnel de novembre 1987, je trouve des similitudes inquiétantes avec les frères musulmans fondés dans les années 20 par Hassan El Banna : la dynamique de recrutement est la même, la conquête des mosquées se fait de la même manière, la collecte de fonds et leur réinvestissement dans des projets économiques redevenant la manne financière du mouvement se fait discrètement et progresse rapidement,.... Cependant, la plus inquiétante smilitude reste la création du « Tandhim ».

Cette organisation militaire secrète a commis plusieurs actes de résistance à l’encontre de l’armée britannique mais elle a commis aussi des actes terroristes contre des citoyens égyptiens de confession israélite durant la première guerre israélo-arabe de 1948 comme elle a été derrière les assassinats de plusieurs hommes politiques et juges égyptiens durant la même période. Certains de ces actions pourraient paraître normales à certains mais ce qui est intéressant et choquant c’est que Hassan El Banna avait perdu le contrôle au fil du temps de ce « Tandhim » et les responsables de cette organisation armée secrète le défiaient ouvertement.... A un point que Banna craignait pour sa propre vie…

Cela nous rappelle la politique du mouvement de la tendance islamique qui dans les années 70 et 80 recrutaient les jeunes élèves les orientaient vers des carrières sécuritaires, militaires, économiques, judiciaires,... pour s'assurer une main mise sur l'Etat après la révolution islamique et l'instauration du Califat. Les attentats de Monastir, de Bab Souika, les attaques au vitriol, la préparation de coups d'Etat en 1987 et 1991 n'étaient que la partie apparente de l'iceberg terroriste.

En Tunisie, la mouvance islamiste a du mal à contenir la violence qui l’a caractérisée depuis des décennies, si la vitrine Ennahdha essaye d’attirer notre attention par un discours laïque, une fois dans la boutique on commence a sentir la marchandise avariée rappelant le discours salafiste des années 80. Dans l’arrière boutique on prépare moralement et physiquement les barbus qui vont troubler la rue si Ennahdha n’aurait pas le score qu’elle a eue lors des élections de 1988 et qui est à leur dire proche de 80%...

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