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01/07/2009

Fahem et ses 17 ans de mariage

Fahem a toujours été pour moi un père de famille affectueux et responsable. Sa vie ne tournait qu’autour de ses filles et de sa femme. Il travaillait durement afin de satisfaire leurs besoins. Le nombre d’heure supplémentaires sur son bulletin de paie battaient tous les records

Mais un beau jour j’ai découvert que Fahem cherchait à divorcer après 17 ans de mariage. Je n’ai pas cru les rumeurs jusqu’à ce que Fahem m’approche un jour pour que je le renseigne sur la procédure de divorce. En fait depuis mon divorce certaines de mes connaissances me considèrent (à tort) comme un conseiller juridico-matrimonial.

Ma curiosité avait pris le dessus et je demandai à Fahem les raisons d’une telle décision.

Après une longue bouffée de cigarette et un long soupir, Fahem commença à débiter son récit :

«Je l’ai connue à une époque où je louais une chambre chez ses parents, elle était la dernière à marier de ses sœurs. Venant d’un milieu modeste et fortement conservateur, je n’avais pas pu garder ma chasteté et je me suis retrouvé le compagnon illégal d’une jeune femme enceinte à la limite de la majorité. Ses parents avaient crié au complot et je me suis retrouvé contraint à accepter un mariage qui semblait être l’unique arrangement possible pour sauvegarder l’honneur de tout le monde.

A vrai dire le destin a été généreux et elle s’est avéré une excellent épouse qui n’a jamais arrêté de me chuchoter et de satisfaire mes moindres caprices jusqu’au jour fatidique où elle s’était découverte atteinte d‘une rare maladie dégénérative. J’ai cherché à la faire soigner et les consultations médicales et les médicaments m’avaient coûté une fortune mais son état ne s’améliorait pas.

Les médecins pensaient que ma femme ne régissait pas aux médicaments et avaient ordonné une panoplie d’analyses qui avaient révélé le triste constat : Ma femme ne prenait pas ses médicaments et elle les gardait quelque part ans la maison. La détérioration e son état de santé était irréversible et notre intimité a été affectée par cette maladie jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

J’assistais chaque jour à l’évolution de son état de loque et le devenir de mes deux filles m’inquiétait. J’ai essayé de tout faire dans la maison, de ne pas leur faire sentir l’absence de leur mère, je me payais de temps en temps les services d’une prostituée mais ma religiosité me pousse à revoir ma situation et pourquoi pas ne pas repensé au mariage.

Si la loi le permettait je n’aurais jamais pensé au divorce et j’aurais continué à entretenir ma femme sous le même toit que moi, de nos jours les femmes qui acceptent encore la polygamie sont légions et j’ai fini par trouvé l’une d’entre elles. Mais je dois être en règle vis-à-vis de la loi.

Ma future femme n’a pas d’objection à ce que je garde mes filles auprès de moi et ne compte pas m’empêcher d’entretenir la mère de mes filles. Donc pourquoi dois-je encore hésiter pour me remarier ? N’est ce pas un arrangement qui satisfait tout le monde ? »

A vrai dire je ne trouvais pas grand-chose à dire à Fahem. Je lui avais demandé de reconsidérer sa décision et que malgré la bonne attitude de sa future femme il risque d‘être surpris par sa réaction après le mariage et surtout si elle compte avoir des enfants.

Fahem a finalement divorcé et il profite actuellement de sa deuxième lune de miel…

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