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02/02/2009

L'issue d'un Guévariste tunisien...

Après un bref passage chez les Frères et une adolescence entre l’idéal baathiste de Michel Aflaq et l’extrémisme nationaliste nassérien, il a trouvé refuge chez les prôneurs du matérialisme dialectique. et de la collectivisation des biens et services.

Cependant, il n’arrivait pas à  ajuster correctement sa boussole et ses accords. Tantôt il se reconnaissait bien dans le livre des Gardes Rouges Maoïstes et les acquis de leur révolution culturelle. iI s’extasiait surtout en lisant les récits mettant en scènes les purges contre les réfractaires à la glorieuse révolution et contre les pourris de droite.

Tantôt l’albanais Anwer Khodja habitait ses fantasmes les plus profonds. Le stalinisme de cet homme d'etat (et théoricien du régime) qui dépassait à l’époque celui de Staline et son aversion d l’islam et tout ce qui lui apparente constituaient une solution efficace pour éradiquer les maux dont souffraient l'Homo tunisianus.

Mais notre bonhomme n’était en adéquation avec son communisme qu’en découvrant le Che (Ernesto Che Guevara) et son épopée africaine et latino-américaine. Les exactions et les trafics de tous genres des recrues du Che dans ses continents (Kabila, Dos Santos, FARC) se justifiaient tant qu'ils servaient la Juste Cause (qu'il ne pouvait expliquer par aucune de ses réthoriques) 

Il a laissé pousser la barbe à l’instar de son nouvel héros, il dépensait une fortune pour nous enfumer avec ses cigares cubains et son béret avec une étoile rouge cousue l’avait accompagné pendant toutes ses années de l’université.

Il a appartenu à tous les groupuscules communistes tunisiens qui pillulaient à l’époque dans les universités tunisiennes. Il prônait avec religiosité l’exportation de la doctrine socialiste et la révolution des prolétaires partout où les travailleurs pourraient être opprimés. Selon lui l’Homo tunisianus ne pourra trouver le salut de son âme que dans la dictature des prolétaires.

L’islamisme, il lui pisse dessus et ses positions antireligieuses lui avaient valu plusieurs raclées de la part des frères barbus. Mais il n’arrêtait pas ses provocations, et son athéisme prononcé a failli lui valoir un lynchage le jour où il a été surpris en train de se soûler en écoutant du coran.

Notre ami a poussé son interprétation de la collectivisation des biens et services jusqu’à se taper la copine de son meilleur camarade. La Cause valait bien quelques sacrifices doctrinaux sur l'autel de la morale…

Récemment je l’ai rencontré dans un enterrement et j’ai failli tomber des nues lorsque je l’ai aperçu entrain de réciter la Fatiha et d’implorer pour le défunt le pardon et la miséricorde du Seigneur… Et comme il disait «les voies de l’Homo tunisianus sont impénétrables…»

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