02.07.2009

Les magistrats britanniques

J’ai toujours cru et je crois encore que la réussite d’un pays et le bien être de ses habitants sont étroitement liés à l’indépendance du pouvoir judiciaire et à son impartialité dans la promulgation de ses décisions. L’Histoire ancienne et moderne a montré que cette partialité dépend en grande partie des conditions matérielles des magistrats.

Si ces magistrats sont bien rémunérés (et non pas correctement rémunérés), le gouvernant et les gouvernés se sentent en sécurité et se respectent mutuellement car ils se savent à l’abri de leurs excès réciproques. A l’aube du califat islamique, c'est-à-dire à un moment où les musulmans étaient moins corrompus, moins cupides et habités par une foi et un amour de la justice inébranlables, les juges (ou cadis) prélèvent directement un pourcentage du trésor islamique (beit el mel), cette décision a été promulgué par le calife Abou Bakr et confirmé par ses successeurs. Le Calife Abou Bakr a expliqué sa décision par sa volonté de supprimer toute tentation matérielle pouvant habiter un juge dans le besoin.

Il y a quelques jours j’ai appris qu’il y a un pays, mais de culture et de tradition chrétienne, qui applique encore ce système. En effet, en Grande Bretagne les juges n’ont pas de salaire et prélèvent directement dans la trésorerie royale et loin de toute polémique on connaît bien l’efficacité du système judiciaire britannique qui fait, en partie, de la Grande Bretagne le premier refuge des exilés de tous bords et de toutes conditions.

Ce système pourrait-il être appliqué actuellement dans des pays musulmans? Et si cette application était impossible serait-elle à cause de difficultés économiques que connaissent la majorité des pays musulmans ou à cause d’une quelconque cupidité qui fait désormais partie de nos gènes ? Un juge musulman bénéficiant d’un droit de prélèvement illimité dans la trésorerie de son pays ne risquerait-il pas de confondre ses besoins à ceux de toute sa tribu ou sous-tribu ?...

01.07.2009

Fahem et ses 17 ans de mariage

Fahem a toujours été pour moi un père de famille affectueux et responsable. Sa vie ne tournait qu’autour de ses filles et de sa femme. Il travaillait durement afin de satisfaire leurs besoins. Le nombre d’heure supplémentaires sur son bulletin de paie battaient tous les records

Mais un beau jour j’ai découvert que Fahem cherchait à divorcer après 17 ans de mariage. Je n’ai pas cru les rumeurs jusqu’à ce que Fahem m’approche un jour pour que je le renseigne sur la procédure de divorce. En fait depuis mon divorce certaines de mes connaissances me considèrent (à tort) comme un conseiller juridico-matrimonial.

Ma curiosité avait pris le dessus et je demandai à Fahem les raisons d’une telle décision.

Après une longue bouffée de cigarette et un long soupir, Fahem commença à débiter son récit :

«Je l’ai connue à une époque où je louais une chambre chez ses parents, elle était la dernière à marier de ses sœurs. Venant d’un milieu modeste et fortement conservateur, je n’avais pas pu garder ma chasteté et je me suis retrouvé le compagnon illégal d’une jeune femme enceinte à la limite de la majorité. Ses parents avaient crié au complot et je me suis retrouvé contraint à accepter un mariage qui semblait être l’unique arrangement possible pour sauvegarder l’honneur de tout le monde.

A vrai dire le destin a été généreux et elle s’est avéré une excellent épouse qui n’a jamais arrêté de me chuchoter et de satisfaire mes moindres caprices jusqu’au jour fatidique où elle s’était découverte atteinte d‘une rare maladie dégénérative. J’ai cherché à la faire soigner et les consultations médicales et les médicaments m’avaient coûté une fortune mais son état ne s’améliorait pas.

Les médecins pensaient que ma femme ne régissait pas aux médicaments et avaient ordonné une panoplie d’analyses qui avaient révélé le triste constat : Ma femme ne prenait pas ses médicaments et elle les gardait quelque part ans la maison. La détérioration e son état de santé était irréversible et notre intimité a été affectée par cette maladie jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

J’assistais chaque jour à l’évolution de son état de loque et le devenir de mes deux filles m’inquiétait. J’ai essayé de tout faire dans la maison, de ne pas leur faire sentir l’absence de leur mère, je me payais de temps en temps les services d’une prostituée mais ma religiosité me pousse à revoir ma situation et pourquoi pas ne pas repensé au mariage.

Si la loi le permettait je n’aurais jamais pensé au divorce et j’aurais continué à entretenir ma femme sous le même toit que moi, de nos jours les femmes qui acceptent encore la polygamie sont légions et j’ai fini par trouvé l’une d’entre elles. Mais je dois être en règle vis-à-vis de la loi.

Ma future femme n’a pas d’objection à ce que je garde mes filles auprès de moi et ne compte pas m’empêcher d’entretenir la mère de mes filles. Donc pourquoi dois-je encore hésiter pour me remarier ? N’est ce pas un arrangement qui satisfait tout le monde ? »

A vrai dire je ne trouvais pas grand-chose à dire à Fahem. Je lui avais demandé de reconsidérer sa décision et que malgré la bonne attitude de sa future femme il risque d‘être surpris par sa réaction après le mariage et surtout si elle compte avoir des enfants.

Fahem a finalement divorcé et il profite actuellement de sa deuxième lune de miel…

30.06.2009

Joseph Kessel ou sur la piste u lion

100032517.jpgAvant de lire la biographie rédigée par Yves Courrières le nom e Joseph Kessel m’était totalement inconnu. Pourtant ce personnage a été l’un es romanciers les plus lus en France et fait partie de ceux qui ont connu pratiquement toutes les gloires malgré une vie privée très agitée.

En lisant cette biographie j’ai parcouru grâce à Yves Courrières tous les continents, toutes les mers et tous les océans. Au stade où j’en suis actuellement (page 630 sur 1220 pages) j’ai connu les affres des pogroms en Russie impériale, le projet du Baron de Hirsch d’installer le peuple Juif en Argentine, les malheurs de la première guerre mondiale, l’idéal sioniste naissant en Palestine, la traite des esclaves encore en vigueur dans les années 1930 entre l’Abyssinie et l’Arabie, Le Rif marocain, la guerre civile espagnole,…

Le personnage étonne par son humanisme et son anticonformisme. Imaginez un instant une célébrité entretenant 3 à 4 femmes célèbres au même temps dans la France de droite des années 1920 et 1930. Imaginez le consensus implicite de femmes libérées et libérale. Notre personnage devrait être exceptionnel pour susciter un tel amour et une telle admiration. Evidemment le style d‘Yves Courrières n’est pas étranger à la magnificence d’un tel personnage.

Je vous recommande vivement de lire cette biographie et ne craignez pas les 1220 pages, ceux qui ont du temps libre n’auront aucun mal à les lire en un temps records. Bonne lecture.

29.06.2009

Lorsque les idées se bousculent et lorsque l’indécision s’installe…

Je voue une affection particulière à mon blog, il était le défouloir qui m’a permis de surmonter l’un des épisodes les plus difficiles de ma vie, il était la tribune qui me permettait de m’exprimer. Bref, il était un compagnon fidèle, mais j’ai mal récompensé cette fidélité.

A vrai dire, chaque fois que je décide d’écrire une note les sujets se bousculent dans ma tête, je choisis les titres, je commence à rédiger mais je suis constamment dérangé et l’agencement des phrases se trouve perturbé.

Parfois, l’indécision s’installe : je pars sur un sujet mais l’appréhension e certaines réactions et l’autocensure ne me permettent pas d‘aller jusqu’au bout de mes idées et je me retrouve avec une note sans âme et vide de tout sens par conséquent sa publication devient impossible…

Enfin je n’oublie pas le fameux effet facebook qui occupe désormais une bonne part de mon temps libre et qui me permet de m’exprimer autrement, mais rien ne vaut le plaisir d’écrire et de se savoir lu par des gens qui me sont connues ou inconnues.

A bientôt