12.04.2012

Je veux que ce gouvernement réussisse sa mission mais,…

Je veux que ce gouvernement réussisse sa mission parce qu’en partie de l’avenir du pays dépend de cette réussite. Mais le dilemme c’est que ce gouvernement est en train de se faire du tort et de pêche par excès.

Je m’attendais comme la majorité des tunisiens que ce gouvernement nous communique dès sa prise de fonction une feuille de route précisant les plans d’action pour renflouer les caisses de l’Etat, pour contrôler l’inflation, pour endiguer le chômage, pour éradiquer la criminalité grandissante, pour élire de nouveaux conseils municipaux, pour la sauvegarde des libertés…

Etonnement, l’attitude de ce gouvernement quant à ces chantiers s’est caractérisée par un laxisme excessif. Pis encore, ce gouvernement, supplié dans son entreprise par le parti Ennahdha, a tout fait pour détourner l’opinion publique par des activités ou des prises de position dangereuses à moyens terme car ils tendent vers une bipolarisation de la société et dans la conjoncture actuelle toute bipolarisation risque de nous mettre sur la pente très glissante de la confrontation qui pourrait devenir armée.

Je crois qu’il est temps que le gouvernement s’attelle à ses tâches : i) qu’il nous communique sa feuille de route ii) et qu’il nous fixe la date des prochaines échéances électorales. D’autre part, il est temps que les élus de l’ANC commencent la rédaction de la constitution car dans quelques mois il est fort probable que le contribuable tunisien ne pourra plus se permettre le luxe de leur payer leur coût quotidien de 80 000 Dt

25.01.2012

La Foi et.... la foi.

 "Il y a une cinquantaine d’années alors que je conduisais la caravane de mon oncle en Jordanie, à la tête d’une centaine de chameaux, je m’étais arrêté dans un village prés d’Amman. C’était l’heure de la prière. Avec un groupe de mes hommes, nous avions rejoins une mosquée et nous nous étions mis à faire nos ablutions dans une petite cours dallée. L’imam, un personnage imposant vêtu d’une tunique flamboyante, s’était alors approché de nous. «Que faites-vous là jeunes gens?» nous avait il demandé. «Nous nous lavons pour la prière», lui avais-je répondu. «Croyez-vous que vos outres suffisent à vous purifier?» s’était-il enquis. «Il faut bien faire ses ablutions avant de rejoindre la salle des prières» lui avais-je fait remarquer. Il avait alors tiré une figue toute belle et fraîche de sa poche, l’avait nettoyé laborieusement dans une tasse d’eau ; ensuite il l’avait ouverte sous nos yeux. La belle figue grouillait d’asticots. L’imam avait conclu : «Il ne s’agit pas de laver son corps, mais son âme jeunes gens. Si vous êtes pourris de l’intérieur, ni les fleuves ni les océans ne sauraient vous désinfecter.»."

 

A bons entendeurs…

Extrait du roman « Les sirènes de Bagdad » de Yasmina Khadra

Ce que je lis en ce moment...

Les sirènes de Bagdad 2.jpgKafr Karam. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, et surtout on s’y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux et qui embrase le reste du pays. Mais le conflit, avec son lot de brutalités, d’incompréhensions et de bavures tragiques va finir par rattrapper cette région où la foi, la tradition et l’honneur ne sont pas de mots vides de sens. Et quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu’un Bédouina de plus sacré, alors s’ouvre le temps de la colère et de la riposte. Une vengeance terrible, sans merci, car désormais seul le sang pourra laverce qui été souillé…

23.12.2011

Kamel Omrane : le summum de l’opportunisme religieux ou de l’hypocrisie politique?

J’avais de l’estime pour M. Kamel Omrane pour son érudition et ses prêches improvisés. Les dérives des discours de M. Kamel Omrane comme la quasi-totalité des imams démontrent de l’immoralité de l’accord tacite conclu entre les religieux et les mouvances islamistes. Les prmiers en quête de sauvegarder leurs privilèges, les seconds en quête d'asseoir leur pouvoir.

Cependant, le cas de M. Kamel Omrane est particulier. Il a été ministre de quelques heures dans le dernier gouvernement de la dictature. Ses prêches ont toujours été apolitiques : je ne me rappelle pas qu’il ait évoqué dans ses prêches les grèves de la faim de Taoufik Ben Brik, de Néjib Chebbi, de Maya Jéribi… Je ne me rappelle pas qu’il ait compati dans ses prêches avec Hamma Hammami lorsqu’il était le fugitif le plus populaire de Tunisie et je ne me rappelle pas non plus qu’il ait compati aussi avec Samir Dilou durant son supplice carcéral ni avec Moncef Marzouki durant son exil,… Je ne me rappelle d’aucune mention ou critique dans ses prêches des évènements du bassin minier en 2008 et du calvaire qu’a connu Mohamed Abbou durant cette époque. Et je ne me rappelle pas non plus qu’il ait condamné dans ses prêches la répression policière qui a sévit à Kasserine, Tala et Sidi Bouzid en décembre 2010.

Malheureusement, M. Kamel Omrane s’est hasardé depuis peu sur la pente glissante de la prostitution politique et est devenu un relais de transmission de la propagande islamiste.

Le 21/10/11, il a incité l’auditoire à voter le 23/10/11 en faveur du parti politique le plus proche de Dieu. Le 28/10/11, il a réclamé l’instauration de la journée de vendredi comme jour de repos hebdomadaire à la place du dimanche et tant pis pour toutes les autres considérations socio-économiques. Le 04/11/11, il s’est enfin rappelé dans son prêche du calvaire de Hammadi Jébali (sans le nommer dans la prêche (pour certains il parlait plutôt de Dr. Chourou)) dans sa cellule individuelle durant les années de plomb et s’est félicité que ce prisonnier notoire, qui n’avait pour compagnon dans sa cellule que le Coran et sa foi inébranlable, tiendra désormais les rênes du pays. Dans le prêche d'aujourd’hui, il a outrepasser son statut d'imam pour critiquer les sit-in et a presque excommunié les chômeurs (qui ne voulaient pas travailler!!!) et tous ceux dont le travail n’était pas productif. La perle de la prêche c’est que dans les pays musulmans l’Etat ne peut être qu’islamique….

J’ai failli vomir de dégoût…